Charente Maritime Bahia Transat 6.50 : Nicolas Boidevézi serein, Défi GDE pret !

DefiGDEBassinMiniTransat650

Défi GDE dans le bassin à moins d'une semaine du départ de la Mini Transat 6.50 2011

Nicolas Boidevézi sur la Charente Maritime Bahia Transat 6.50, on le savait, c’est maintenant plus que jamais une réalité, à une semaine du départ. Aux côtés de son sponsor GDE Recyclage, cette course représente l’accomplissement d’un projet de trois ans.

A la veille du départ, Nicolas a déjà la tête quelque part entre La Rochelle et Bahia, il livre aujourd’hui son analyse de la course à priori.

Pour le Rochelais d’origine Alsacienne, cette course est l’aboutissement de 3 ans de travail et d’entrainement, de 3 saisons de course. Cette transatlantique sera la deuxième à bord de Défi GDE, son prototype 6.50, après la 7ème place atteinte en 2009. Il connaît donc le parcours et nous livre sa vision.

« La première étape entre La Rochelle et Madère est un peu comme une course d’avant saison, un format court, rapide. Sur les deux premiers tiers, on peut faire ce que l’on veut, prendre des risques, choisir des options. Sur le dernier tiers, il faut marquer les adversaires, marquer les autres concurrents, se placer pour le passage entre les îles.

Nicolas Boidevézi à 4200 milles de Bahia

Nicolas Boidevézi à 4200 milles de Bahia

Un point clé sera la stratégie de placement pour la sortie du Golfe de Gascogne et le passage du cap Finistère : à la côte ou au large, accélération portugaise ou alizées ? Il faudra choisir selon ce que la météo annonce.

« Cette première étape est délicate car il faut trouver le compromis : on doit arriver à madère en bon état, et en même temps, pour les 10-12 qui jouent pour la victoire, il va falloir attaquer dès le départ. Ce que j’ai acquis par expérience, c’est l’importance de la régularité : il faut maintenir une moyenne haute en permanence. Je ne dis pas qu’il faut être devant tout le temps, en revanche, il faut être bien placé !

La plupart du temps on trouve une accélération au niveau du Cap Finistère. Il faut alors évaluer s’il faut aller la chercher ou lever le pied. En ce qui me concerne, je veux aller vite, et pour ça, il faut aller chercher le vent… »

Nicolas Boidevézi s'envole sur Défi GDE

Nicolas Boidevézi s'envole sur Défi GDE

On l’aura compris, Nicolas n’a pas l’intention de lever le pied. Après ce gros passage à niveau qu’est la pointe espagnole, il faut se positionner pour l’arrivée à Funchal, et là on joue plus tactique que stratégique, on parle de gains plus faibles, mais Ô combien importants. En somme c’est un sprint de six jours qui attend le skipper de Défi GDE et c’est adversaires.

En ce qui concerne le rythme de course, Nicolas est très heureux du départ tardif (17h17 dimanche 25 septembre). « C’est parfait je trouve, ça permet de rentrer dans le rythme direct, on barre quelques heures, la nuit tombe, on est dans la course. A partir de deux ou trois jours, on ne fait plus qu’un avec la machine. »

... Et ça va fumer sur Défi GDE

... Et ça va fumer sur Défi GDE

Le Rochelais peut donc installer une sorte de routine, les nombreuses courses et le travail avec les entraineurs et les préparateurs créent des automatismes, manger quand il faut, dormir pour ne pas « se mettre dans le rouge », surveiller les efforts du bateau… Nicolas est serein, il est clairement dans sa course.

Départ donc dimanche prochain à La Rochelle, 17h17. En attendant, les contrôles sécurité et jauge étant terminés, Nicolas Boidevézi peut donc se reposer et peaufiner les derniers détails. Il rencontrera Mardi les classes de l’école primaire d’Usseau dans les Deux-Sèvres et organisera une conférence de presse samedi matin à 9 heures au France 1. Venez nombreux !

Un commentaire

  1. Go, go, go !!!
    A dimanche

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