Défi GDE sur la Mini Transat, Nicolas Boidevézi dans la locomotive !

« Ce que j’ai acquis par expérience, c’est l’importance de la régularité : il faut maintenir une moyenne haute en permanence. Je ne dis pas qu’il faut être devant tout le temps, en revanche, il faut être bien placé ! ». On lit la confiance et la détermination dans les propos de Nicolas Boidevézi lorsqu’il les prononce avant le départ. Cette détermination semble aujourd’hui intacte puisque Nicolas n’a pas quitté le trio de tête depuis la première nuit. Trajectoire soignée, poursuite des vitesses cibles, on sent Nicolas à l’aise dans sa course.

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Nicolas Boidevézi sur son Défi GDE pour la Transat 6.50

Encore 24 heures de calme et les marins commenceront à ressentir les effets du front dépressionnaire et de ses vents de sud. Du près, 15, 20, 30 nœuds pour tirer des bords vers le sud, vers Madère. De l’eau, beaucoup d’eau, un bateau gîté et des manœuvres en nombre. Voilà ce qui attend Nicolas et ses adversaires. Pas de souci, il a signé pour ça, et il connaît bien ce genre de conditions. Bateau éprouvé, marin aguerri, pas de surprise pour le skipper de Défi GDE, la première étape est une épreuve de force et le près en fait souvent parti. Il a fallu s’accrocher quand David Raison et son Team Work Evolution filait dans la brise, résister aux assauts des concurrents dans le tableau arrière de son proto N°719, Nicolas est dans le match, aucun doute la dessus.

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Nicolas Boidevézi sur Défi GDE dans la Transat 6.50

« En ce qui me concerne, je veux aller vite, et pour ça, il faut aller chercher le vent… » Aucun doute donc, le Rochelais va aller traverser ce front la tête haute. Enfiler la combinaison sèche, se reposer en prévision du gros temps, les ministes « ne sont pas en sucre » plaisantait Sandrine de la Classe Mini.

Si on se réfère aux prévisions de Jean Yves Bernot, il faut aller chercher la bascule NW au près en route rapide. Observation du ciel et du baro, de la mer et de l’hygro, écoute des bulletins météo sur la BLU, il ne faut pas rater une miette des informations disponibles pour tracer la meilleure route possible et prendre le dessus sur les adversaires. Nicolas est rompu à ces techniques, il a suivi les enseignements du météorologue Rochelais. Ne rien casser et pourtant attaquer, se reposer mais être « au taquet », « Il faut bien traverser cette zone de transition avant de récupérer le vent de secteur N.NW. L’arrivée du vent de N.NW sera très rapide. La mer sera chaotique à l’ouest du front avec houle croisée. » Explique Bernot dans son routage.

Du large, du vrai, enfin ! De la mer, forte, croisée, chaotique… La course au large comme on l’imagine, la Transat 6.50 comme dans les livres, messieurs dames, à vos longes et à vos cirés, ça va envoyer !

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Nicolas Boidevézi s'envole sur Défi GDE !

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