Transgascogne, Galice les voila

L’été à Bourgenay ne rime pas nécessairement avec chaleur et brise thermique. Le départ de cette treizième édition de la Transgascogne a été donné sous les nuages et la bruine naissante, avec pour tout vent une timide brise d’Ouest de 5 nœuds.

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Nicolas Boidevézi prépare son Défi GDE pour la Transgascogne

Dans ces conditions, c’est la roulette russe dans l’attribution des risées ; Nicolas Boidevézi sur son Défi GDE prend un départ sur la droite du plan d’eau, le vent est oscillant, en force et en direction. Chacun leur tour, les bateaux touchent un souffle, accélèrent, puis viennent se reposer tandis que le voisin bénéficie à son tour d’un petit avantage.

Cette situation particulière est liée au passage d’un front chaud qui devrait laisser place à un régime d’Ouest Nord Ouest en fin d’après midi / début de soirée. D’ici là les 52 bateaux en course devront composer avec ce vent capricieux.

Après un prologue musclé hier, auquel Nicolas s’est classé troisième, ce départ permet tout de même aux marins de partir dans des conditions plus sereines. Cette course est la dernière de la saison, un retour au solitaire sur un parcours long, et on sentait une certaine pression sur les pontons. Nicolas était bien déterminé ce matin à figurer sur le podium de l’épreuve, mais il admettait aussi être tout de même déjà « dans la Transat ».

Nicolas Boidevézi sur Défi GDE au départ de la Transgascogne

La première étape se joue sur 360 milles, mais il semble important de passer Les Poulains au Nord de Belle-Île dans les premiers pour entamer la descente rapide vers Ribadeo dans les meilleurs conditions.

Il va falloir « être dessus » en permanence, probablement barrer beaucoup. La victoire se jouera aussi énormément sur l’observation du plan d’eau et du ciel afin d’anticiper les bascules et autres changements d’orientation du vent. Il faut que Nicolas s’assure de voir chaque évolution du vent et qu’il prenne rapidement des décisions souvent délicates et ce en toute confiance. Il est bien armé pour cette course et son bateau, qu’il connaît maintenant sur le bout des doigts, est bien prêt.

Les premiers bateaux devraient pointer à Belle-île en milieu de nuit et devant la belle ville Galicienne, terme de la première étape, mardi dans la nuit. Une course à suivre, et un bateau, le 719 « Défi GDE » en particulier.

 

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