Trophée Marie Agnès Péron : Nicolas Boidevézi prêt à en découdre

Les années de Transat’ 6.50, comme cette année, les courses de saison font le plein. Ce sont donc plus de 80 solitaires qui s’élanceront jeudi 9 juin pour la 26 ème édition du Trophée Marie Agnès Péron.

NicolasBoideveziTropheeMarieAgnesPeron

Nicolas Boidevézi s'apprête à prendre le départ du Trophée Marie Agnès Péron. ©Christophe Breschi

Le parcours est classique : 200 milles en mer d’Iroise au départ de Douarnenez, le passage du Cap de la Chèvre, du Raz de Sein par l’intérieur, la pointe de Penmarch’, le tour de l’Île de Groix et des Birvideaux, puis un retour presque direct par l’extérieur de l’île de Sein et le nord de la baie de Douarnenez.
Un litre, deux litres… Nicolas Boidevézi prépare ses sacs, la jauge imposant une limite maximum de liquide à bord, il peaufine les derniers détails techniques du bateau et prépare la « nav’» ; il s’agit de préparer la météo, les effets de sîte, les courants afin de ne rien laisser au hasard. Le parcours entre les cailloux de la mer d’Iroise est plutôt technique et le plateau des concurrents relevé.
Après un passage éclair en Class 40 à l’occasion de la Normandy Channel Race, Nicolas reprend les rênes de son Mini 6.50 Défi GDE avec la ferme intention d’être performant. Il reste maintenant 3 courses avant la Transat’ de septembre : le Trophée MAP, la Mini Fastnet et la Transgascogne.

Après la Normandy en Class 40, tu es heureux de revenir au Mini ?
oui c’est un break intéressant qui permet de revenir avec la détermination et l’énergie, je retrouve mon bateau avec plaisir, la course dans ma classe avec les copains. C’était un intermède intéressant, j’ai travaillé autre chose et je reviens assez confiant après cette course bien intense dans le vent fort.

Comment envisages tu ce Trophée MAP ?
Plutôt bien, c’est une remise en jambe pour tout le monde après un mois sans course ; un parcours sprint, fait de séquences courtes, beaucoup de contact avec ton une prédominance de tactic plutôt que de stratégie. Pas moyen de s’échapper pour prendre des options radicales, il est donc primordial d’être rapidement devant pour imposer et non subir le rythme !
On devrait courir dans un vent léger, aux alentours de 8-10 noeuds, et ça devrait « partir par l’avant » d’où l’importance d’être dans la tête de course. C’est un peu le même schéma que la Demi Clé ou la Pornichet Select, en plus court !

Il reste donc 3 courses avant la Transat’ 6.50 en Septembre…
Oui, le rythme a été à la fois intense et régulier, une montée en puissance sans trop de coupure, du coup je me sens plutôt bien et je suis dans les temps sur ma préparation. Depuis le début de la saison et jusqu’à la Mini Fastnet, on prépare, on travaille, on compare et on se jauge, ensuite on a un petit break pour tout mettre à plat ce travail, et ensuite la Transgascogne va être une sorte de répétition générale pour tout valider. Je suis plutôt serein !

Le site de la course : Le Trophée Marie-Agnès Péron sur www.winchesclub.com

Laissez un commentaire

* Champs obligatoires