Adopteunskipper.net trouve ses marques

Pour Nicolas Boidevézi, l’entrée en matière de cette Transat Jacques Vabre, pour sa première navigation en course en IMOCA, s’est révélée pour le moins brutale. Des vents de 30 à 35 nœuds, une mer formée, le baptême du feu est corsé. Pour l’équipage d’Adopteunskipper.net la première des priorités était de ne rien casser. Jusqu’ici, contrat rempli. A charge maintenant pour l’équipage de continuer sa progression au classement.

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Après trois jours de course, le gros temps annoncé est au rendez-vous. Pour Nicolas Boidevézi, c’est une première. S’il a déjà pu affronter des vents forts tout au long de son parcours en Mini, c’est la première fois qu’il était confronté à une stratégie totalement nouvelle pour lui : viser le centre d’une dépression pour aller chercher une bascule de vent favorable derrière. Un autre moment stratégique se profile, la négociation de l’anticyclone des Açores après une nouvelle période de vents forts.

Extrait de vacation depuis le bord :

Comment se passent ces premières heures de course ?

Nicolas Boidevézi : « Aller vers le centre d’une dépression, c’était une situation inédite pour moi. C’est là où on se rend compte qu’on a changé de dimension de bateau. Dans le même temps, on a pris volontairement le parti de temporiser pour éviter de se retrouver dans le plus fort de la dépression. On a pu finalement la contourner comme on le souhaitait. Tout va bien, la mer est un peu moins forte que prévu ».

Un mot sur le tandem avec Ryan…

Nicolas Boidevézi : « C’est vraiment la force tranquille. Ryan fait parler toute son expérience et de plus c’est un caractère solide. Avec lui, tu as le sentiment que pas grand-chose ne peut t’arriver. Son côté posé est vraiment très rassurant. Du coup, je goûte pleinement le plaisir de me retrouver en mer : j’avais vraiment besoin de retrouver ces lumières, ces sensations. C’est là que je m’aperçois à quel point le large me manquait ».

A quoi faut-il s’attendre pour les jours à venir ?

Nicolas Boidevézi : « On va toucher le flux de 30 nœuds de nord-ouest jusqu’à mercredi soir avant de jouer avec une grosse dorsale qui devrait nous permettre de gagner sur nos concurrents de l’est. Si la stratégie est bonne par rapport à nos concurrents de l’est, c’est à ce moment-là que nous devrions bénéficier d’un gain sur eux, en jouant l’extrémité ouest de cette ligne de crête de hautes pressions, puis un nouveau flux d ENW direction les Acores. La pleine lune nous aide bien la nuit, pour la veille et les réglages. En tous cas, on découvre le bateau mille après mille avec un vrai bonheur. S’il y en a un qui m’a adopté, c’est bien lui ! »

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