Défi GDE – Tzu Hang, Le Class 40 est à l’eau !

Défi GDE – Tzu Hang, le Class 40 sur lequel Nicolas Boidevézi et Axel Strauss courront la Normandy Channel Race, a touché l’eau à Caen, hier, après un long chantier hivernal ; C’est l’occasion de présenter le duo Franco-Allemand qui prendra le départ de la course le 22 mai prochain à Caen.

Mise à l'eau du Class 40 Défi GDE - Tzu Hang à Caen

Défi GDE – Tzu Hang, le Class 40 skippé par Axel et Nicolas porte le numéro 53. Il sort tout juste d’un chantier hivernal chez V1D2, un chantier naval bien connu à Caen. Axel Strauss a supervisé les travaux, il connait son bateau sur le bout des doigts pour l’avoir acheté en 2008 et avoir couru avec – entre autres – la dernière route du Rhum à laquelle il avait terminé 13ème, une belle performance. Les deux marins ont réparti la lourde charge de travail pour la préparation de la course. L’aspect technique et logistique justement pour Axel, et le côté météo et stratégie pour Nicolas.

Paroles de marins…

« Le Class 40 c’est appréhender des efforts beaucoup plus importants que sur un Mini 6.50, mais c’est un bateau plus simple, dans la mesure où il n’y a pas de quille pendulaire, pas de dérive… un peu moins de voiles différentes… et plus de confort. De plus, on dispose de l’ordinateur à bord et d’informations météos précises et remises à jour ; cela change beaucoup la gestion de course, la navigation et la stratégie. » Explique Nicolas, le benjamin de l’équipage, habitué du circuit Mini 6.50
Il va falloir faire un roadbook complet de la course, avec les passages clés, les effets de site, les courants et tout ce que l’on peut envisager pour ne pas se faire surprendre le moment venu… un gros travail ! Ajoute-t-il.

Nicolas Boidevézi et Axel Strauss à Caen

Nicolas Boidevézi et Axel Strauss à Caen

Je voulais naviguer avec un bon co-skipper, avec sa propre exérience pour que la couse et la préparation soient bénéfiques pour tous les deux.
Je rejoins Nicolas sur la différence entre le Mini et le Class 40, et ce qui est crucial concernant la garde robe du bateau, c’est plutôt d’avoir des voiles avec un large spectre d’utilisation et de connaitre parfaitement leurs angles.

 

J’espère progresser grâce à l’expérience de Nicolas, notamment en navigation au contact, au travers aussi d’idées innovantes en réglage pur ; de mon côté je navigue sur le bateau depuis 2008, j’ai toujours géré la préparation moi même… une belle complémentarité en effet.

La préparation de la navigation et de la météo est cruciale, surtout si on navigue dans un vent léger.

Nous aurons propablement un panel de conditions météo large, et l’un des points clés de la course sera le passage du Raz Blanchard et de Barfleur, d’autant plus que les coefficients de marée seront élevés. Dans ce cas, on peut aller très vite… ou très lentement… et avec le vent contre le courant, ça peut être mauvais, d’où l’importance d’avoir envisager tous les scénarios. Témoigne Axel.

Une belle course en perspective et un duo heureux de se découvrir ; les deux hommes devraient se voir très bientôt afin de peaufiner la préparation et l’entrainement.